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Observatoire Des Transidentités

Observatoire Des Transidentités

L’Observatoire des transidentités (ODT) est un site indépendant d’information, de productions de savoirs et d’analyses sur les questions trans, inter et les questions de genre. Le site est liée à la revue "Cahiers de la transidentité". L'ODT s’appuie sur un réseau d’acteurs-actrices de terrain, d’associations-partenaires et d’universitaires mis en lien sans hiérarchiser savoirs militants et savoirs académiques.


Réponse à la SOFECT

Publié par Karine Espineira sur 30 Avril 2011, 08:47am

Catégories : #Articles

 

logo conseil de l'EuropeRésumé


Le 17 Décembre 2010 et le 18 Mars 2011 ont eu lieu deux journées d’études dans lesquelles nous avons pu publiquement entendre les positions défendues par la SOFECT (Société Française d’Etude et de prise en Charge du Transsexualisme) dans les interventions successives de Colette Chiland et de Mireille Bonierbale, les présidentes d’honneur et présidente de la SOFECT. C’est alors avec un immense regret que  nous observons l’élaboration consciente d’une politique de « vulnérabilisation » des Trans. Thomas Hammerberg, commissaire aux droits de l’homme au Conseil de l’Europe indiquait ainsi dans son communiqué (2006):


« Les Etats membres du Conseil de l’Europe devraient s’attaquer plus vigoureusement à la transphobie et à la discrimination envers les personnes transgenres dont la situation a longtemps été ignorée et négligée. Pourtant, ces personnes font face à des problèmes caractéristiques, extrêmement concrets. Elles sont particulièrement exposées, dans tous les domaines de la vie, aux discriminations et à l’intolérance ainsi qu’à une violence directe. Dans certains pays d’Europe, elles ont d’ailleurs été victimes d’actes criminels inspirés par la haine qui, pour certains, sont allés jusqu’au meurtre.[1] »


Rappelons :

1/ que le transsexualisme ne relève pas de la psychiatrie dans ce sens qu’il n’y a ni “trouble” ni “maladie mentale”

2/ la solution médicochirurgicale apporte une réelle satisfaction aux personnes concernées et facilite leur intégration;

3/ la majorité des personnes effectuent leurs opérations à l’étranger pour des raisons de qualité de celles-ci

4 : Le bilan humain d’une telle psychiatrisation est lourd pour une population déjà discriminée

5/ l’absence de contrôle extérieur, notamment étatique, fait douter de la légitimité éthique d’une psychiatrisation sans respect de la personne[2];

6/ l’argument d’une objectivité de la démarche en psychiatrie s’effectue dans une délégation politique aveugle, sans l’écoute du tissu associatif et des propositions émises par Thomas Hammerberg pour une harmonisation médicale et juridique au niveau européen.

 


REPONSE A LA SOFECT

 

« Cousant l’inconnu au connu (Dieu, chef ou père : c’est du connu), ils faisaient du tissu […]

Bon ou mauvais, il fallait toujours qu’il y eût tissu.

Mais fallait-il vraiment ainsi toujours tant d’indécente assurance ? »

H. Michaux[3], « Passages », 1963.

 

 

Introduction

 

Le 17 Décembre 2010[4] et le 18 Mars 2011[5] ont eu lieu deux journées d’études dans lesquelles nous avons pu publiquement entendre les positions défendues par la SOFECT[6] (Société Française d’Etude et de prise en Charge du Transsexualisme) dans les interventions successives de Colette Chiland et de Mireille Bonierbale, respectivement présidente d’honneur et présidente de la SOFECT. Disons le d’emblée : ces journées furent pour nous une réelle surprise. Alors que tout venait dire à la SOFECT et à ses membres l’urgence du changement, il s’est décliné sous nos yeux une succession d’arguments dont le seul objectif était… de ne rien changer. Nous devons aussi avouer que ces arguments ont de quoi surprendre. D’un point de vue sociétal comme scientifique, ils ne constituent pas une base de réflexion plastique mais plutôt un bilan clinique contestable et rigide sous-tendu par une différenciation entre ce qui relève de la médecine donc du « vrai » et ce qui relève des « sciences humaines » et du « militantisme » donc du « relatif » voire du « dangereux ».

 

L’idée de ces journées pourrait se résumer ainsi : Peut-on dépsychiatriser sans démédicaliser ? Peut-on déstigmatiser les variances de genre ?

Sous cette forme, il s’agit avant tout de discuter cette distinction entre ce qui serait un « devenir Trans » et un devenir « Cisgenre ». Pourquoi la prise en charge du premier relèverait-elle de la psychiatrie et du pathologique alors que les devenirs Cisgenres sont-eux encouragés ? Relisons Béatrice Préciado[7] et ses artefacts,  les « sujets silicone », les « sujets viagra » (purs produits « à l’échelle globale » de « l’ère pharmacopornographique ») qui nous suggèrent combien les cisidentités sont elles mêmes prises en charge dans des maillages « biopolitiques »[8] dirait Foucault, sans pour autant être assignées à la pathologisation et à la stigmatisation d’un parcours psychiatrique contraignant auquel s’adosse le droit.

 

Nous verrons que d’une part que la médicalisation des parcours Trans peut ne pas être synonyme de dépsychiatrisation. D’autre part que les retours experts des personnes concernées reconfigurent notre manière d’appréhender les questions Trans. Aussi, si les frontières entre le normal et le pathologique s’amenuisent, peut-on encore traiter de la question Trans comme le fait actuellement la Sofect ?

 


- Le militant et le savant

 

 

L’histoire du rapport « patients / médecins » sur la question Trans est l’objet d’une inversion récente. Elle fut longtemps présentée comme la proposition d’une offre médicale face aux demandes de médicalisations. Et, en effet, les premiers protocoles français tendaient à répondre à une double demande : celle liée à la médicalisation des personnes Trans sur le territoire puis celle liée à leurs prises en charge, c'est-à-dire à un remboursement. La demande créait alors l’offre. Aujourd’hui, dans un contexte national aux offres de soins réduites, il semblerait que ce soit l’offre médicale qui ait créé les termes et les finalités de la demande (« opérations », « transsexualisme ») excluant de la sorte toutes les autres formulations de médicalisations qui ne rentreraient pas dans un cadre psychiatrique et binaire.

Comme les populations atteintes du VIH[9], les populations Trans exclues des protocoles de soins (comme celles qui y ont accès d’ailleurs) deviennent des « expertes par appartenance »[10] qui viennent opposer, telles des minorités actives[11], des contre-expertises[12] aux experts « par profession » qui tentent alors de maintenir une hiérarchie hermétique entre un savoir dit « profane » et un savoir dit « expert »[13]. Dans cette lutte pour la reconnaissance des expériences et des expertises, la maîtrise des mots devient un enjeu majeur, tout comme la capacité des différents groupes à mobiliser des éléments factuels et scientifiques, locaux comme internationaux.

 

Ce que nous souhaitons rappeler ici (et il est étonnant de devoir encore le souligner) c’est que la capacité d’expertise ne saurait-être liée uniquement à l’acquisition d’un diplôme, ni même à une prétendue objectivité de celui/celle qui le possède.

 

Un des arguments pourtant soutenu par la SOFECT est qu’il y aurait dans ce militantisme, quelque chose de l’ordre de « l’incompris ». Etre médecin c’est être sérieux et les gesticulations associatives ne sauraient faire plier un savoir qui tient sa légitimité, non seulement d’une reconnaissance étatique (même implicite), mais plus largement de l’idée d’un sexe et d’une binarité immuables, complémentaires.[14]


C’est justement parce que les choses sont sérieuses que nous, chercheurs, militants, nous proposons une autre grille de lecture à la société dans son ensemble et aux praticiens de la SOFECT en particulier. Ces derniers, en ignorant les demandes et les critiques des personnes concernées, des nombreuses associations (Cf la dernière AG des associations Trans d’avril 2010) contribuent à rendre invisible et inaudible une population parfois stigmatisée médicalement et ostracisée socialement. C’est alors reconnaître que les catégories psychiatriques ont des effets directs sur les conduites individuelles et collectives en termes de stigmatisation notamment : « s’entendre dire que votre vie genrée vous condamne a une vie de souffrance est en soi inexorablement blessant » « c’est une parole qui pathologise et la pathologisation fait souffrir »[15]. La timidité avec laquelle la SOFECT reconnaît, toujours à demi-mots, que les catégories qu’elle défend sont des labellisations contraignantes nous paraît ne pas coïncider avec une prise en compte décente (pas seulement une prise en charge) de la place du patient, sans oublier que la légitimation de fond transite par l’idée d’une thérapeutique adaptée.

En indiquant le poids de la stigmatisation dans le champ thérapeutique de la prise en charge, les représentants associatifs ont alertés les praticiens. Dés lors, les membres de la Sofect présents le 17 décembre 2010 auraient dû tenir compte de ces indications pour un bilan éthique raisonné et non partisan. Au lieu de cela, la Sofect apparaît comme un militantisme déguisé, inversant la balance des positions usuelles. Face aux accusations de stigmatisation, qui justifient les propositions de la CIM et de l’OMS, elle insiste plutôt sur la stigmatisation dont elle serait victime. Ainsi, C. Chiland :


« La solution militante est que les mesures prises pour les minorités deviennent la loi générale. On peut adopter une direction différente et proposer un travail incessant d’information et de décentration culturelle. Aller à contre-courant de l’ethnocentrisme sera, certes, plus difficile que l’intoxication par des propagandes qui vont dans le sens de l’ethnocentrisme : songeons aux nazis qui ont réussi à faire adhérer presque tout un peuple à l’idéologie raciste. »[16]

 

Reconnaître les revendications du terrain, c’est aussi reconnaître la dimension « experte » des demandes qui sont adressées à la SOFECT. « They carry the results with them » note Howard Becker à propos de ceux dont le savoir est considéré comme « profane » et qui viennent compléter et/ou concurrencer les savoirs installés. La question de l’objectivité des uns face aux subjectivités des autres n’est alors pas une question qui se pose aussi aisément tant la porosité des expertises (qu’elles soient expérientielles[17] ou professionnelles) est réelle. Il faut alors dénoncer cet argument d’autorité qui consiste à dire qu’en étudiant ce que l’on est on perd en objectivité. Le neutre ne peut se résumer aux positions cisidentitaires, blanches, mâles et occidentales (j’oublie hétérosexuelles et en bonne santé). Le point de vue féministe ou Trans n’est en rien plus partial que les points de vue professionnels présentés comme neutres. L’expert doit donc impérativement dire ce dont il parle mais aussi d’où est-ce qu’il parle. Ainsi, il situe le discours à l’échelle d’une recherche, de son contexte et des interactions qu’elle inclut. Dans son manifeste Cyborg, Donna Haraway nous incite à étudier « les situations particulières » en se situant comme des « hackers » d’une division répartissant les savoirs finis (donc disqualifiés) d’une part et « l’objectivation » d’autre part. Or, nous dit-elle, les connaissances sont des « traces de passages rendues visibles par des champs de force ». Se sont donc des savoirs situés, contextualisés et qui n’existent qu’en lien avec le chercheur qui les visibilise. Il s’agit d’identifier et de reconnaitre « une multiplicité de savoirs locaux ou minoritaires » nous dit Preciado dans son savoirs-vampire@war[18] qui préconise alors, comme site de production du savoir, la frontière entre universalisme scientifique et relativismes culturels.

On le voit bien : la SOFECT ne peut prétendre à une objectivité privative qui disqualifierait les autres lieux de production du savoir. [19]

 


- Changements mondiaux et fixité française

 


Considérons que les critiques émises par la SOFECT aux militants comme aux sciences humaines soient scientifiquement recevables. Par quelle magie ? On ne sait pas… Mais faisons comme si. Nous pourrions alors suspecter la SOFECT d’avoir peur de ses pairs européens et internationaux qui, à statut, compétence et diplôme égal, ne sont pourtant pas tendre avec nos praticiens nationaux. Détrompons-nous, il n’en est rien. Résumons : l’Association Américaine de Psychiatrie[20] émet des propositions de réécritures du DSM[21] (future DSM V) qui tendent d’une part à rompre avec les cadenas serrés de la dysphorie de genre (la liste des symptômes associés à ce qu’ils nomment une « non congruence de genre » est allégée et les symptômes sont décorrélés les uns aux autres) et à reconnaître l’existence de « genres alternatifs » (ouvrant la voie à une reformulation des liens sexe et genre). Parallèlement à cela, la CIM, sous l’égide de l’OMS, propose elle aussi une réécriture des ses catégories. Les pistes qui se dessinent alors sont les suivantes : si le DSM ne dépsychiatrise pas (les systèmes de soins locaux ne permettant pas toujours une prise en charge sans aval psychiatrique) la CIM, elle, pourrait proposer une « médicalisation sans pathologisation », c'est-à-dire une déstigmatisation médicale des parcours Trans. 

L’observatoire Des Transidentités propose en lecture libre une somme de textes issus de la première rencontre de décembre 2010 entre la SOFECT, les membres de l’OMS, les chercheurs et militants sur la question Trans. A la lecture de ces textes il est frappant de voir combien un « consensus » semble s’être établit autour de cette proposition : la combinaison des réécritures de la CIM et du DSM permettrait une dépsychiatrisation sans démédicalisation des parcours Trans[22].


Notons d’ailleurs que cette demande n’est pas le fruit unique des personnes Trans. La question de « l’autisme » aussi connait, via des associations, un développement de nouvelles modalités d’expressions et d’actions, entre les institutions et les professionnels, dans des contres expertises. Dans ce rôle, on se souviendra à nouveau des associations de lutte contre le VIH (ACT UP).

 

Pourtant, la réponse de la SOFECT est claire : le DSM ne dit rien quant aux suivis des personnes Trans. De plus, il n’est pas reconnu par tous les praticiens. Par conséquent, il semblerait que la SOFECT ne soit pas inquiétée [L1]  ni même intéressée par les changements en cours à l’échelle de la planète. Le parallèle historique proposé par Jack Dresher[L2] (présent le 18 Mars 2011 à Bordeaux)[23] avec l’homosexualité ne semble pas, lui non plus, avoir d’impact sur la position de l’association. Selon elle, l’inscription de l’homosexualité dans le DSM, puis sa suppression, n’a rien à voir avec la transsexualité.


Considérons que les critiques émises par la SOFECT aux militants Trans, aux psychiatres internationaux et à l’OMS, comme aux sciences humaines au passage, soient scientifiquement recevables. Par quelle magie ? On ne sait pas. Mais faisons comme si. Nous pourrions alors suspecter la SOFECT d’avoir peur du droit Européen qui semble s’opposer point par point aux pratiques de nos praticiens nationaux. Détrompons-nous, il n’en est rien.


Résumons : T. Hammarberg (conseiller européen aux droits de l’Homme) remet l’année dernière un rapport intitulé « Identité de genre et droits de l’homme »[24] qui met en lumière l’absence lacunaire de textes ou de volonté politique des pays membres de l’Union Européenne sur la question Trans. De la question des Droits de l’Homme à celle de la lutte contre les discriminations, ce texte novateur soutient que les personnes Trans, opérées ou non, doivent pouvoir obtenir un changement d’état civil sans l’obligation d’être stérilisées. Marquant à la fois l’importance de l’arène juridique dans la question Trans aujourd’hui et la reconnaissance de corps aux formes et aux fonctions diverses, librement consenties par l’individu, ce texte met au centre de la problématique la question des Droits Humains.

 

Il est suivi d’un texte intitulé « Discrimination sur la base de l'orientation sexuelle et de l'identité de genre »[25], dans lequel le Conseil de l’Europe émet un certain nombre de recommandations et appelle les états membres à prendre des dispositions en faveur de la lutte contres les discriminations et pour faciliter les parcours Trans. Là encore, le Conseil de l’Europe souligne l’importance d’accéder aux demandes de changement d’Etat Civil indépendamment du sexe anatomique du requérant.

 

Repris par les associations Trans, ces textes ne semblent pas non plus inquiéter la SOFECT. En l’absence d’un droit contraignant, tout est permis. Mieux : tant que le droit national ne s’émancipe pas des considérations psychiatriques pour dire ce que peuvent-être les parcours Trans, la psychiatrie garde la main mise sur une population étiquetée transsexuelle au sein de ses protocoles mais aussi, par répercutions, sur les « autres Trans » (très largement majoritaires) qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas accéder à des protocoles nationaux.

 

Conclusion  


Tout se passe alors comme si la SOFECT voulait sauver une « chasse gardée » autour du concept de transsexualisme et autour des personnes qu’il saisit. En voulant continuer, tout en s’isolant, à s’occuper des personnes transsexuelles les plus vulnérables, la SOFECT maintient un monopole qui se délite sous l’effet des parcours qui s’internationalisent et sous la pression d’un droit Européen, épée de Damoclès de la psychiatrie française en charge des personnes Trans.


Sous-tendu par ce projet : le maintien d’une certaine fixité des rapports sociaux de sexe. Au « danger » Trans doit être opposé un « principe de précaution ». Pour l’individu d’une part, qui devient étranger à lui-même et pour la société d’autre part, aveuglée (selon la Sofect) par l’illusion de la perméabilité des genres.


Cela nous rappelle tristement le film « Harvey Milk » dans lequel, selon un principe de précaution religieux, les homosexuels étaient tenus à distance de l’enseignement. De peur d’une faute (celle du pédophile, alors forcément homosexuel) on privait tous les autres de droits.


Dans un contexte de soins où l’autonomie de l’individu s’amenuise lorsque sont activées des logiques de solidarités interpersonnelles (sécurité sociale…), il ne faut pas perdre de vue ce patient « expert » que la SOFECT résume trop souvent au « patient malade ». De ce point de vue, la notion de « consentement éclairé » votée lors de la dernière AG des associations Trans est un élément décisif[26]. Elle permet de corréler l’exigence de preuve qui rassure l’organisme de remboursement avec l’exigence de prise en compte des patients-acteurs. Elle permet aussi de dissocier la question de la médicalisation et de la prise en charge de la question psychiatrique qui préoccupe tant les personnes Trans.


Au total, il semblerait que la SOFECT, par la bouche de ceux/celles qui l’ont représentée lors de ces deux journées, joue son va-tout : celui du soutien étatique dans une opération de main-mise sur les transsexuels-patients et d’exclusion des Trans-acteurs. Dans un contexte politique changeant (rappelons les propositions et les débuts de discussions lorsque madame Roselyne Narquin Bachelot était encore ministre de la santé)  les demandes de dépsychiatrisation restent alors sans réponse.


C’est avec un immense regret que nous observons l’élaboration consciente d’une politique de « vulnérabilisation » des Trans.



[1] https://wcd.coe.int/wcd/ViewDoc.jsp?id=1476821&Site=CM

[2] Dans les recommandations aux Etats membres du Conseil de l’Europe, est souligné la formation des praticiens et la dignité des personnes (10. Dispenser aux professionnels de santé, notamment aux psychologues, psychiatres et médecins généralistes, une formation sur les besoins et les droits des personnes transgenres et l’obligation de respecter leur dignité).

[3] Henri Michaux, 1963, « Passages », Gallimard, p.148.

[4] « Comment classifier /déclassifier sans stigmatiser ? », organisé par le CCOMS Lille, France et le CERMES3, Université Paris Descartes. Notre compte-rendu sur l’ODT, http://observatoire-des-transidentites.over-blog.com/.

[5] « Les catégories psychiatriques et les effets », organisé par l’université de Bordeaux et le centre Emile Durkheim, Université Bordeaux II.

[6] http://www.transsexualisme.info/

[7]  Béatrice Préciado, Testo Junkie, Grasset, 2008

[8] Michel Foucault, 1976, « L’histoire de la sexualité » Tome1 « la volonté de savoir », Gallimard.

[9] S. Epstein, 2001, « Histoire du sida ». Tome1 « Le virus est-il bien la cause du sida ? » et Tome 2 « La grande révolte des malades », Paris, Les Empêcheurs de penser en rond.

Lire aussi : I. Löwy, 2000, « Entre contre-expertise et consommation avertie : le mouvement associatif anti-sida et les essais thérapeutiques », Mouvements, n°7.

[10] H. Becker, 2002, « Les ficelles du métier » Paris, La Découverte.

[11] V. Bedin et M. Fournier (dir.), « Serge Moscovici », La Bibliothèque idéale des sciences humaines, Editions Sciences Humaines, 2009.

[12] T. Reucher, 2008, « Quand les Trans deviennent experts », Multitude

[13] Yves Lochard, Maud Simonet, 2009, « Les experts associatifs, entre savoirs profanes, militants et professionnels », Sociologie des groupes professionnels (dir. D. Demazière), La découverte.  p.274

[14] Lire à propos du « syndrome de toute puissance » des personnes transsexuelles, le dernier livre de Colette Chiland « Changer de sexe, illusion et réalité » Odile Jacob, 2011.

Lire sur la « complémentarité des sexes » : J. P. Mialet « sex aequo : le quiproquo des sexes » A. Michel, 2011.

[15] Judith Butler, 2009,  « Le transgenre et les “attitudes de révolte” », dans Monique David-Ménard (sous la direction de), Sexualités, genre et mélancolie : s’entretenir avec Judith Butler, Paris, Campagne première.

[16] Son intervention, suite de la journée d’études avec le CCOMS à la Sorbonne en décembre 2010, cite ce passage de son propre livre, Sois sage, ô ma douleur.

[17] J. Wresinski, 1974, « Le rôle des associations non gouvernementales », Droit social, n° 11, p. 176-182.

[18] B. Preciado « savoirs_vampire@war », Expertises : politiques des savoirs, Multitudes n°20, 2006.

[19] D. Haraway, 2007, « le manifeste cyborg », EXILS

[20]www.dsmV.org

[21]DSM : Diagnostic and statistical manual. CIM : Classification internationale des maladies

[22] http://observatoire-des-transidentites.over-blog.com/

[23]Drescher, J., Queer diagnoses:  Parallels and contrasts in the history of homosexuality, gender variance, and the Diagnostic and Statistical Manual (DSM).” Archives of Sexual Behavior.

[24] Texte disponible sur le site de l’association Trans-aide

[25] Texte adopté par l’Assemblée le 29 avril 2010 (17e séance) et disponible en intégralité sur : http://assembly.coe.int/Mainf.asp?link=/Documents/AdoptedText/ta10/FRES1728.htm

[26] Retrouvez tous ces points sur le site de l’association OUTRANS

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silvia nugara 06/03/2013 12:39

Très bel article sur la légitimité discursive, sur les frontières entre "expert" et "non expert", sur la diversité des discours institutionnels ou institutionnalisés à ce sujet. Merci.

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