Observatoire Des Transidentités

Etre acteurs-auteurs & actrices-auteures des études trans

Catégorie : Communiqués

Collectif santé trans – CST+

CST+

 

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Communiqué de presse du collectif CST+

 

Aujourd’hui, 1er décembre 2013, journée internationale de la lutte contre le VIH et les Hépatites, le Collectif Santé Trans + tient à rappeler l’urgence que l’ensemble des Trans, leurs partenaires et leurs alliéEs développent, diffusent et luttent ensemble pour la circulation de nos propres savoirs sur notre santé. CST+ entend promouvoir  un meilleur accès au droit et à la santé pour notre communauté et lutter contre les dispositifs institutionnels transphobes qui sont des freins pour notre accès aux soins.

Nous devons, sans plus attendre, mettre en place des discours positifs sur notre santé, nos sexualités et nos réalités sociales, nous permettant de nous informer ainsi que l’ensemble du corps médical, les politiques publiques et les partenaires institutionnels, nous garantissant alors des conditions d’existence dignes. Il est urgent de considérer nos besoins et non les problèmes que la psychiatrie ou l’Etat désignent dans les transidentités, en travaillant à la mutualisation des savoirs, des pratiques et des expertises des personnes directement concernées. C’est dans cet esprit que CST+ défend une approche féministe de la santé sexuelle qui prend en compte l’environnement des personnes, qui respecte et soutient toutes les identités, toutes les sexualités dans les communautés T contre les oppressions liées à l’hétérosexisme, et qui se préoccupe du bien être sexuel en soutenant une parole « à la première personne ».

Lutter contre la transphobie – qu’elle vienne de l’Etat, de nos employeurs, de nos familles, de nos partenaires, de nos clients – fait partie de la lutte contre l’épidémie au VIH et aux Hépatites. Ce n’est qu’en la combattant que nous permettrons un meilleur dialogue sur le VIH, et donc, une  prévention adaptée aux pratiques, aux envies, aux statuts sérologiques et aux corps de chacun-e-s quelque soit son parcours de transition ou sa trajectoire de vie. Lutter contre les discriminations et les violences transphobes, c’est d’abord lutter contre la pathologisation et la psychiatrisation des transidentités, principales violences responsables d’une mauvaise estime de soi et qui mettent en danger la santé des personnes trans. C’est lutter contre le conditionnement médico-légal de parcours de vieréduits à un « changement de sexe » en décorrélant changement d’état civil et conversion sexuée. C’est protéger les personnes quelque soit leur parcours, leur nationalité, leur travail, et lutter pour la libre détermination de nos identités et la libre disposition de nos corps.

Nous souhaitons également réaffirmer notre  entier soutien à nos sœurs trans et travailleuses du sexe, car ce sont elles les plus touchées par le VIH. Si l’ensemble de notre communauté est fortement touchée, nous refusons d’aplanir nos différences et de ne pas reconnaître les spécificités des différents groupes qui la composent.

L’accès à nos droits est déterminant pour nous permettre un accès à la prévention, aux soins, et à la santé globale, notamment pour les personnes les plus vulnérables de notre communauté (trans migrantes,trans travailleuses du sexe, trans en prison, …).

A l’heure où le gouvernement revient sur ses promesses faites à l’ensemble de la communauté LGBT où les T n’ont eu AUCUN espace de parole et de revendication, CST+ exige que soit remis à l’ordre du jour de l’agenda politique les questions nous concernant :

▪   L’instauration d’un accès rapide, libre et gratuit au changement d’état civil dès que la personne en fait la demande, par une procédure administrative ENTIÈREMENT déjudiciarisée et démédicalisée.

▪   La réouverture du groupe de travail à la DGOS sur les questions de santé et de prise en charge des personnes trans et d’être inclus comme interlocuteur.

▪   La mise en place d’actions de prévention pour la santé sexuelle et de lutte contre le VIH/Sida/hépatites adaptées aux personnes trans et à leurs partenaires.

▪   Le remplacement de “l’identité sexuelle“ par “l’identité de genre“ dans les critères de discrimination en assurant l’effectivité du droit : la non reconnaissance du prénom et genre d’usage adoptés par les personnes doit être prise en compte comme discrimination tout comme le refus d’accès aux soins, sous l’excuse de l’ignorance des médecins qui renvoient les Trans aux compétences prétendues d’autres médecins dont les protocoles psychiatrisants et discriminants ne respectent pas le libre consentement des personnes.

▪   La mise en œuvre des dispositifs de formation et des campagnes de communication contre la transphobie (discriminations liées à l’identité de genre)

▪   La promotion et le respect d’un suivi médical sur la base du consentement éclairé et du libre choix du ou des médecins pour la personne trans usagerE de soins, et une prise en charge des demandes de traitements adaptée à la diversité des parcours trans, ce qui implique :

  1. l’arrêt immédiat des stérilisations forcées pour accéder au changement d’état civil ;
  2. l’arrêt immédiat des opérations et des mutilations sur les enfants intersexes ;
  3. l’accompagnement à l’auto détermination des enfants trans, et intersexes et l’accompagnement de leurs parents ;
  4. le démantèlement des équipes et protocoles hospitaliers et la formation des médecins et chirurgiens français pour un suivi médical de qualité, respectueux et dépsychiatrisé en partenariat avec les associations de terrain.

Le financement de la recherche sur la santé des personnes trans et intersexes et de leurs partenaires (VIH/sida, hépatites, IST, effets des traitements à long terme, interactions médicamenteuses ARV/Hormones)

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Mis en ligne : 1 décembre 2013.

Communiqué en soutien avec les Militant-e-s Pro-Egalité

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Par la présente nous adhérons au groupe de soutien des militanTes pro-Egalité des droits. Nous adhérons à la demande engageant le Parti Socialiste du Doubs à renoncer à sa plainte contre les militant-e-s pro-égalité (le mariage pour tou-te-s, l’adoption, la PMA, etc…) de Besançon.

Nous citons :

« Tout comme les personnes qui ont manifesté à Paris et à Nantes devant les locaux du PS, ces militant-e-s ont exprimé Mercredi soir à quel point de nombreuses personnes LGBTI et proches ont été blessé-e-s par le propos de François Hollande relatifs à la « liberté de conscience » des maires refusant de célébrer les mariages pour les couples lesbiens et gays, suite aux incitations à la haine et violences des manifestations anti-égalité de ce week-end.

Aucun bien matériel n’a été endommagé et aucune insulte envers qui que ce soit n’a été proférée à Besançon mercredi soir.

Si le PS avait fait preuve de plus de détermination concernant ses engagements relatifs à l’égalité des droits pour les personnes LGBT dès le début du processus législatif et s’était plus fermement positionné contre les dérives homophobes de ces dernières semaines, il n’y aurait pas eu d’actions publiques aux sièges des PS de Paris, Nantes et Besançon.

A Paris, le sénateur PS David Assouline a reçu une délégation de manifestant-e-s, à Nantes Fabrice Roussel, premier secrétaire fédéral du PS de Loire-Atlantique, était du côté des militant-e-s pour «rappeler les engagements pris par le PS », et François Hollande a dit lui-même regretter ses propos, reconnaissant par là-même que la colère des LGBT et des militant-e-s pro-égalité était légitime. Mais à Besançon le premier secrétaire fédéral du PS du Doubs, Nicolas Bodin, a annoncé qu’il portait plainte contre les militant-e-s pro-égalité de Besançon !

Il n’y a pratiquement aucune poursuite concernant les propos haineux, insultants et discriminatoires qui s’affichent publiquement dans la rue et les médias, ni contre les violences perpétrées par des manifestant-e-s homophobes. S’acharner à porter plainte contre des militant-e-s pro-égalité qui n’ont fait que coller des affiches très faciles à décoller ne ferait que renforcer l’inégalité de droits que les personnes LGBT subissent tous les jours où qu’elles aillent. »

A l’exposé des faits et de la situation une question : ne serait-il pas temps de reprendre nos esprits ?

Dans un climat qui n’a rien à renier à certains obscurantismes, la lutte légitime qui est celle de l’égalité des droits prend l’habit du subversif dans ces détours abscons où l’on en vient à condamner un simple collage d’affiche pour ne pas avoir à se pencher sérieusement sur une LGBTphobie hier encore sociétale. Face à elle, la violence, physique et verbale, dont les médias se font l’écho. Ce qu’il faut bien nommer un conservatisme de Parti, voire d’État, laisse deviner des justifications morales, républicaines et religieuses. C’est ici qu’il faut porter le fer, car ces temps qui devraient être ceux du progrès de société. Comment ne pas ressentir du désespoir ou du dépit à mesurer l’intolérance, les incompréhensions, les violences et la peur irraisonnée de la société des  égalités et des libertés paradoxalement convoquée de toutes parts par les conservatismes de Droite ou de Gauche ?

MilitantEs, acteurs sociaux et scientifiques, médias de la presse écrite et audiovisuelle, chacun s’en trouve à décrire des violences, les termes de l’homophobie, du sexisme, du patriarcat, de la xénophobie et font les Unes. Quelle place pour l’analyse humaniste et les contre-pouvoirs quand ceux-ci sont soit bâillonnés soit donnés comme chair à broyer aux appareils d’État via ses institutions ? La société dite du progrès n’entend-t-elle plus les cris d’alarmes de ceux qu’elle est censée protéger ? Faut-il céder la place la place aux opinions les plus virulentes, les plus violentes, les plus conservatrices, les plus sexistes et les plus xénophobes alors ? Un jeune homme belge vient de se faire violer alors qu’il rentrait d’un baptême et ce n’est pas son viol qui est dénoncé mais son « travestissement ». Que dire des statistiques  : 1 femme violée toutes les 8 minutes, 1 femme décède tous les  3 jours sous les coups de son conjoint ?

Sanction et franchissement deviennent des mots-clés. Tout franchissement de genre, tout franchissement de classe, tout franchissement d’orientation sexuelle, voire franchissement de culture devient alors objet de sanction valant pour sujet d’une régulation d’un vivre-ensemble. Société de culture ou de croyance ? Société postmoderniste ou rétro-patriarcale ? « Surveiller et punir » écrivait Foucault, « Sanctionner et oblitérer » semblerait-il adéquat d’ajouter. Qu’allons-nous faire des trans, des homos, des militantEs, des femmes, des enfants et proches des trans, des homos, des noirs, des beurs, des arabes et de tout ce qui n’est ni homme, ni blanc, ni riche, ni croyant, ni hétérosexuel ? Mais nous avons encore de l’espoir.

Nos partis valent mieux que ce qu’ils nous montrent en ces heures où la solidarité devrait primer sur toute autre considération.  Solidarité avec : nos vieux délaissés, nos jeunes disqualifiés, nos sans-papiers pointés, nos sans emplois criminalisés, nos handicapés infantilisés… Une liste sans fin et susceptible de mobiliser tous les qualificatifs de la langue.  Au lieu de cela, nous justifions le viol et le sexisme, nous criminalisons les expressions de genre et les orientations sexuelles, nous pointons l’Autre pour le maltraiter et le disqualifier. Où allons-nous ?

Nos cris d’alarme sont un rappel à la raison et non une condamnation à l’image de toutes celles qu’on nous assène désormais chaque jour.

La semaine dernière un groupe spontané de militantEs ont apposés des affiches sur le local PS du Doubs. En réponse, avec une haute référence au « sacrilège d’État », le PS local a décidé de porter plainte  contre ces personnes conscientes aussi que ce rôle de citoyenNEs c’est d’alerter chacunE quand la république ou la démocratie perdent la tête. D’ailleurs, ne dénonçons-nous pas ces mêmes actions dans d’autres pays et d’autres régimes politiques ? Que dira le PS lorsqu’il s’agira ENFIN (et aussi) de poser les bonnes questions concernant les populations trans et intersex’ ?

Pour l’Observatoire Des Transidentités
Maud-Yeuse Thomas (chercheuse indépendante)
Arnaud Alessandrin (docteur en Sociologie)
Karine Espineira (docteure en Science de l’Information et de la Communication)


Liens pour agir et réagir :

Le site de soutien : http://besancon.no-life.info

La pétition :
http://www.avaaz.org/fr/petition/Pour_que_le_Parti_Socialiste_du_Doubs_renonce_a_sa_plainte_contre_les_militantes_proegalite_LGBTI/

Le sujet dans la Cité. Revue internationale de recherche biographique

Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution du n°1 de la revue
Le sujet dans la Cité. Revue internationale de recherche biographique

Écouter la souffrance, entendre la violence

www.lesujetdanslacite.com


CouvertureOriginale1

 

Présentation

Depuis les années 1990 s’est développée une « sensibilité » collective à l’endroit de la souffrance d’origine sociale : de manière diffuse dans l’espace public, de manière plus précise et instrumentée dans différents secteurs de la vie sociale (action sociale, entreprise, « humanitaire », santé, formation), où se sont multipliés les lieux et les pratiques d’accueil et d’accompagnement faisant droit à la souffrance et à son écoute. Les dispositifs ainsi mis en place répondent à la reconnaissance institutionnelle de la souffrance comme symptôme individuel d’un mal-être social et, plus largement, comme indicateur de difficultés ou de contradictions structurelles dans l’organisation sociale et politique, affectant la « santé mentale » des personnes dans leurs rapports à elles-mêmes et à leurs environnements.

Ces formes de psychologisation et de sanitarisation du social, qui accompagnent l’évolution de la société vers une toujours plus grande individualisation des situations et des problématiques collectives, demandent à être interrogées dans leurs fonctionnements et leurs enjeux sociopolitiques : De quelles transformations et de quelles conditions sociétales résulte la production sociale de la souffrance ? A quelles modalités nouvelles de gouvernementalité correspondent la reconnaissance publique de la souffrance et les formes de réponses sociales et institutionnelles qui lui sont apportées ? Comment le langage de la souffrance peut-il venir occulter les inégalités et les disfonctionnements sociaux ou au contraire se faire le porte-parole d’une critique qui les dénonce ?

Mais cette émergence de la souffrance dans l’espace public doit aussi être questionnée du point de vue de ceux qu’elle affecte, « souffrants » et « écoutants » : A quelle expérience subjective des conditions sociales renvoie chez les uns et chez les autres la souffrance provoquée par « la déficience des dispositifs qui règlent les relations    des    hommes    entre    eux »    (Freud) ?    Comment    sont    vécus    par    les « bénéficiaires » aussi bien que par les « accompagnateurs » les dispositifs d’écoute, avec les pratiques et les représentations dont ils sont porteurs ? Qu’en est-il enfin dans le rapport vécu de la souffrance et de son écoute de la capacité du sujet à faire entendre la violence – violence des rapports sociaux, violence des institutions, violence de soi contre soi – qui est à l’origine de la souffrance et qui la renvoie à ses causes objectives (sociales, économiques, politiques) aussi bien qu’à ses conséquences subjectives ?

Telles sont quelques-unes des voies que pourrait tenter d’explorer ce premier numéro du sujet dans la Cité sur différents « territoires » de la souffrance sociale : souffrance de la précarisation et de la désaffiliation, de l’immigration et de l’exil, de l’enfermement ou du handicap, souffrance au travail, souffrance à l’école.

 

Le sujet dans la Cité est une nouvelle revue internationale et pluridisciplinaire à périodicité annuelle. Elle ouvre chacun de ses numéros thématiques à des espaces géographiques et culturels pluriels et croise les approches disciplinaires, afin de mieux appréhender les enjeux nouveaux qu’offrent les sociétés contemporaines aux rapports mutuels du sujet et de la Cité.

La revue s’adresse à un large public intéressé par les implications politiques et citoyennes des sciences humaines et sociales.

JE : Comment Classifier/Déclassifier sans stigmatiser ?

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Cette journée est organisée conjointement par le CCOMS Lille et le Cermes3-équipe Cesames, avec la participation de la Fédération française de psychiatrie et de la Société de l’information psychiatrique, et d’associations d’usagers concernées.


Il s’agit de se mobiliser contre la classification en psychiatrie de la transidentité au niveau international. La CIM (Classification Internationale des Maladies) est reprise par les pays européens et de nombreux pays dans le monde. S’il me parait difficile d’obtenir une suppression de la transidentité de la CIM, (les pays pauvres ou en voie de développement ne sont pas forcément prêts politiquement à prendre en charge cette problématique dont une partie des soins n’est pas à la porté de tous le monde, loin s’en faut), nous pouvons obtenir une classification plus acceptable. Même dans nos pays riches, de nombreuses personnes ne sont pas capables de financer leurs traitements et nous ne devons pas les laisser sur le bord de la route en demandant un retrait pure et simple sans un minimum de prise en charge des soins par les assurances maladies. Quant à la volonté politique des pays riches, elle n’est pas suffisante pour garantir cette possibilité de prise en charge en dehors d’une classification.

Tom Reucher

 

 

COMMENT CLASSIFIER/DÉCLASSIFIER SANS STIGMATISER ?
TROUBLES DU GENRE ET DE LA SEXUALITÉ

Journée d’études, de formation et de recherche organisée par le Centre Collaborateur de l’Organisation Mondiale de la Santé pour la recherche et la formation en santé mentale (CCOMS Lille, France) et le CERMES3 – Équipe Cesames (CNRS-Inserm-Université Paris Descartes-EHESS). Avec la participation de la Fédération Française de Psychiatrie et de l’Information Psychiatrique et d’usagers et d’associations d’usagers invités.

Date : Vendredi 17 décembre 2010
Lieu : Université Paris Descartes
amphithéâtre Durkheim
1, rue de la Sorbonne
75005 Paris

 

Rapporteur : Julie Mazaleigue-Labaste, EHSBM/CHSSC, Université de Picardie Jules-Verne

Président de la matinée : Pierre-Henri Castel
9h00 – 9h30 : Café – accueil
9h30 – 9h45 : Ouverture et contextualisation de la journée
Jean-Luc Roelandt, psychiatre, directeur, CCOMS-Lille ;
Anne M. Lovell, anthropologue, CERMES3 (Inserm, Université Paris Descartes)

9h45 – 10h00 : Introductions de Pierre-Henri Castel, historien et philosophe des sciences, psychanalyste CERMES3 (CNRS, Université Paris Descartes) et de Patrice Desmons, philosophe et psychanalyste, CCOMS et Afertes.

10h00 – 10h20 : Exposé de Alain Giami, psycho-sociologue (Inserm)

10h20 – 10h40 : Discussion

10h40 – 11h00 : Exposé de Colette Chiland, psychiatre, psychanalyste, Sofect, Université Paris Descartes

11h00 – 11h20 : Discussion
11h20 – 11h40 : Exposé de Tom Reucher, psychologue clinicien, spécialiste des questions de trans-identité.

11h40 – 12h00 : Discussion

12h00 – 13h30 : Pause déjeuner (libre en extérieur)
Président de l’après-midi : Patrice Desmons

13h30 – 13h50 : Exposé d’Éric Macé, professeur de sociologie Université Bordeaux, directeur adjoint de l’UMR Centre Émile Durkheim

13h50 – 14h10 : Discussion

14h10 – 14h30 : Exposé de Maud Thomas, cofondatrice et présidente de l’association Sans Contrefaçon

14h30 – 14h50 : Discussion

14h50 – 15h10 : Exposé de Vincent Guillot, ancien président Europe de l’Organisation Internationale des Intersexes (OII)

15h10 – 15h30 : Discussion

15h30 – 15h45 : Pause café

15h45 – 16h05 : Exposé de Tiphaine Séguret, psychiatre, responsable de l’Unité régionale de soins aux auteurs de violences sexuelles (URSAVS)

16h05 – 16h25 : Discussion

16 h25 – 16h45 : Geoff Reed, Chef de Mission pour la Révision de la CIMX, Département de Santé Mentale et des Abus des Substances (OMS, Genève)

16h45 – 18h00 : Discussion générale et conclusions provisoires de la journée

L’entrée est libre. Merci de s’inscrire à l’avance auprès de Marie-Josèphe Pierrat  :
marie-josephe.pierrat (@) parisdescartes.fr

Press Release of the Spanish Network for Depathologization of Trans Identities

— En castellano más abajo —

Press Release of the Spanish Network
for Depathologization of Trans Identities,

December 1, 2010

English Version of Best Practices Guide for Trans Health Care Published


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In October 2010, the Spanish Network for Depathologization of Trans Identities published a document designed to promote non-pathologizing health care policies. This week the English translation of the Best Practices Guide has been launched. This effort is part of the international campaign « Stop Trans Pathologization » (STP 2012) that on Saturday October 23, 2010 celebrated demonstrations and activities in 61 cities around the world.

A best-practice guide for trans persons’ health care was published on October 17, 2010 by the Spanish Network for Depathologization of Trans Identities with the aim of proposing a new model of trans health care. The guide sets forth proposals that guarantee an individual’s right of decision-making over his or her own body within a context of counseling and informed consent, thereby substituting an empowering model for the current judgmental one.

The guide, developed by trans activists and researchers, discusses the principal criticisms of the present health care model and proposes alternative concepts for the implementation of a non-pathologizing trans health model.

Although initially developed for the Spanish health care context, the guide has been received with great interest  by the international trans community, professional associations and human right organizations. This week the English translation of the guide has been published.

The publication of the guide in October 2010 forms part of the International STP 2012 Campaign that since 2007 calls each October for mobilizations in order to demand the removal of Gender Identity Disorder as a mental illness from the international diagnosis manuals. Last Saturday October 23 represented a new milestone for the international trans movement, because there were simultaneous demonstrations and activities in 61 different cities throughout the world.

In releasing this Best-Practices Guide, the Spanish Network for Depathologization of Trans Identities wishes to put out on the table principles and concrete proposals to promote a health care model for trans people that is based on a non-pathologizing viewpoint.

The Spanish Network for Depathologization of Trans Identities invites the trans activist groups all over the world to widely publicize and distribute this document, to discuss it in their communities, and to adapt it to the needs and priorities of their specific context.

To Download the Document :

English Version: Best Practices Guide to Trans Health Care in the National Health Care System: http://www.stp2012.info/guia/STP_guide_health.pdf

Spanish Version: Guía de Buenas Prácticas para la Atención Sanitaria a Personas Trans en el marco del Sistema Nacional de Salud: http://stp2012.info/guia/STP-propuesta-sanidad.pdf

For more information:

WEB STP-2012 INTERNATIONAL: www.stp2012.info
BLOG STP-2012 SPAIN: http://stp2012.wordpress.com

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Nota de prensa de la Red por la Despatologización de las Identidades Trans del Estado Español

1 de diciembre de 2010:

Se publica versión en inglés de la Guía de Buenas Prácticas para la Atención Sanitaria a Personas Trans


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En octubre de 2010, la Red por la Despatologización de las Identidades Trans del Estado Español presentó un documento de referencia para la generación de políticas sanitarias no patologizantes. Esta semana, se ha publicado la traducción al inglés de la Guía de Buenas Prácticas. La actividad forma parte de la Campaña Internacional Stop Trans Pathologization (STP 2012) que el sábado 23 de octubre de 2010 realizó  manifestaciones y actividades en 61 ciudades del mundo.

Una guía de buenas prácticas para la atención sanitaria a personas trans fue presentada el 17 de octubre de 2010 por la Red por la Despatologización de las Identidades Trans del Estado Español con el propósito de proponer un nuevo modelo de atención sanitaria a personas trans. En la publicación se plantean propuestas para asegurar el derecho de decisión sobre el propio cuerpo en un contexto de asesoramiento y consentimiento informado, sustituyendo el actual modelo de evaluación por uno de autonomía.

La Guía, elaborada por activistas e investigadores trans, sistematiza las principales críticas al actual modelo de atención  y plantea principios alternativos para la generación de un protocolo de atención sanitaria a personas trans desde una perspectiva no patologizante.

La publicación de la Guía de Buenas Prácticas forma parte de la Campaña Internacional STP 2012 que convoca, desde 2007, cada mes de octubre movilizaciones para exigir la retirada de los Trastornos de Identidad de Género de los catálogos internacionales de enfermedades. El  pasado sábado 23 marcó un nuevo hito para el movimiento trans a nivel internacional, con manifestaciones y actividades simultáneas en 61 ciudades de todo el mundo.

Con la Guía de Buenas Prácticas, la Red por la Despatologización de las Identidades Trans del Estado Español pretende poner sobre la mesa principios y propuestas concretas para impulsar un modelo de atención sanitaria a personas trans que esté basado en una perspectiva despatologizadora.

La Red por la Despatologización de las Identidades Trans del Estado Español invita a los grupos activistas trans de diferentes partes del mundo a publicar y distribuir este documento, para discutirlo en sus comunidades y para adaptarlo a las necesidades y prioridades de cada contexto específico.

DESCARGA DOCUMENTO:

English Version: Best Practices Guide to Trans Health Care in the National Health Care System: http://www.stp2012.info/guia/STP_guide_health.pdf

Spanish Version: Guía de Buenas Prácticas para la Atención Sanitaria a Personas Trans en el marco del Sistema Nacional de Salud: http://stp2012.info/guia/STP-propuesta-sanidad.pdf

Para más información:

WEB STP-2012 INTERNATIONAL: www.stp2012.info
BLOG STP-2012 SPAIN: http://stp2012.wordpress.com

Discrimination-Cases wanted: Education & Financial Services

 

The EU-Directives Monitoring team
from
ILGA-Europe & TGEU

 

Dear friends,

The European Commission is currently assessing how the Goods & Services Directive 2004/113/EC has been implemented in EU member states as well as assessing whether it should revise the directive in order to cover education. Thus, the Commission has asked for evidence of discrimination on the grounds of gender identity*  or sex in the areas of education and financial services.

Therefore, we ask you to send us incidents of discrimination that came to your attention within the last 18 months. They do not have to be legal ‘cases’, but situations, showing clearly a less favorable treatment because of the person’s gender identity or sex (or both) in comparison to a non-trans person. Please also include where available the impact on the person discriminated against (or its peers, e.g. that other trans people would as a result also avoid these services).

If you are aware of statistics, reliable data and recent reports in these fields, please send them along as well.

Please send your information before December 4th to directives@tgeu.org. ILGA-Europe and Transgender Europe are joining forces in compiling a report relating to gender identity.

Details:
Education is an area, where the Directive does not apply (yet). However, to show that protection from gender-based discrimination is highly necessary we need cases to illustrate that. Cases may be around formal (school, university, vocational training) but also non-formal education:

– verbal, physical and other forms of abuse or bullying because of a person’s gender identity by peers (purpils, students etc), teachers or educational staff, administration

– lack of intervention to prevent or prohibit discrimination to take place by teachers, school counselors, educational staff, administration etc. also where the person concerned is blamed to have caused the discrimination or is viewed to be the one responsible to solve the situation.

– being discriminated by somebody else (third party) on the territory of an educational institution

– Ignorance of self-chosen name and gender by peers, teachers, educational staff, administration etc.

– Transphobic remarks by teachers, educational staff  in the actual teaching/ curriculum

– Denied change of name on diploma and certificates

– Especially situation at single-sex schools and religious schools.

– denied access to facilities (toilets, changing rooms) or gendered school uniforms etc according to the person’s chosen gender identity

– student initiatives around gender identity have been prohibited, e.g. discussions, film screenings or other public events dealing with transgender issues

– discrimination in choice of sports, and participation in sporting events

Financial Services are covered by the Directive. Cases may relate to one of the following situations:

– being denied access to one’s own bank account because of documents;

– being denied to pay with one’s credit card, cash card etc

– Being denied access to or having to pay an increased premium with a insurance company (in comparison to a non-trans person). Any insurance in the field (e.g. health care, life assurance, loan agreement, third party liability, household insurance etc) that is additional to a mandatory insurance policy

– The need to provide extra documentation to prove creditworthiness (in comparison to a non-trans person)

– Negative effects on a loan agreement, student loans etc

– Verbal comments and abuse while seeking consultation of a financial service/ Investment consulting

– Denied coverage of gender reassignment related costs by private insurance providers

–  Being denied access to rates/ premium of gendered services (e.g. some companies provide lower insurance rates for female drivers)

– Private, additional health care insurance explicitly not covering transgender related health care (gender reassignment surgeries, hormones)

– Decision not to access financial services because of perceived discrimination or the need to out oneself as trans (e.g. need to report previous diseases while applying for a life-assurance)

These examples are a not exhaustive list.

* Gender identity: Cases can be provided also on the basis of ‘gender expression’ or relate to discrimination of a person who is NOT intending to, undergoing or having undergone gender reassignment (as long as the case shows clearly that the person has been discriminated because of its gender identity or gender expression).

The text of the Goods and Services Directive can be found here:

http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2004:373:(0037):(0043):EN:PDF (otez les paranthèses)

For your information – UPCOMING: ILGA-Europe and Transgender Europe will put together a comprehensive report on the implementation of two relevant EU directives: Gender Directive (DIR 2006/54/EC) and Goods and Services Directive (DIR 2004/113/EC) in the coming months. You will receive in Mid December a separate email where we will ask for your support in form of discrimination-cases in regard to these directives.

Please direct your questions to this email: directives@tgeu.org

(In this way, the email will automatically reach TGEU and ILGA-Europe who will be co-authors of the report)

Looking forward to hear from you!

The EU-Directives Monitoring team from
ILGA-Europe & TGEU


Merci à Louise et Emma Smith pour cette traduction.

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Chers amiEs,

La Commission européenne est en train d’évaluer comment la directive 2004/113/CE (biens et services) a été mise en œuvre dans les Etats membres de l’UE ainsi que d’évaluer si elle doit réviser la directive afin d’inclure l’éducation. De ce fait, la Commission a demandé des preuves de la discrimination sur la base de * l’identité de genre ou le sexe dans les domaines de l’éducation et des services financiers.

Par conséquent, nous vous demandons de nous envoyer des témoignages de discrimination qui ont été portés à votre connaissance au cours des 18 derniers mois. Il n’est pas nécessaire que ce soit des actions tombant sous le coup de la Loi, mais simplement des situations, montrant clairement un traitement moins favorable en raison de l’identité de genre ou du sexe de la personne  (ou des deux) par rapport à une personne « non-trans ». S’il vous plaît également inclure le cas échéant l’impact sur la personne discriminée (ou ses pairs, par exemple, que d’autres personnes trans auraient une raison également d’éviter ces services).

Si vous êtes au courant des statistiques, des données fiables et de rapports récents dans ces domaines, s’il vous plaît adressez les également.

S’il vous plaît envoyez vos informations avant le 4 décembre à directives[at]tgeu.org  ILGA-Europe et Transgender Europe unissent leurs forces dans la compilation d’un rapport relatif à l’identité de genre.

Détails:

L’éducation est un domaine où la directive ne s’applique pas (encore). Toutefois, afin de montrer que la protection contre la discrimination fondée sur le sexe est très nécessaire, nous devons l’illustrer par des cas réels. Ces cas peuvent être pris dans l’éducation formelle (école, université, formation professionnelle) mais aussi l’éducation informelle:

– Des formes de violences ou d’intimidations verbales, physiques et autres du fait de l’identité de genre d’une personne par ses pairs (élèves, étudiants etc), enseignants ou personnels d’éducation, ou l’administration
– L’absence d’intervention pour prévenir ou interdire l’apparition de la discrimination  par les enseignants, les conseillers scolaires, le personnel éducatif, l’administration, etc,  également lorsque la personne concernée est accusée d’avoir été elle même la cause de la discrimination ou est perçue comme la seule responsable, pour résoudre la situation.
– Le fait d’être discriminé  par quelqu’un d’autre (un tiers) sur le territoire d’un établissement d’enseignement
– L’ignorance (délibérée) du nom choisi et du genre par les pairs, les enseignants, le personnel éducatif, l’administration, etc
– Des remarques transphobes par des enseignants, du personnel éducatif dans l’enseignement proprement dit / le programme d’études
– Le changement de nom refusé sur le diplôme et les certificats
– En particulier la situation dans les écoles non mixtes et les écoles religieuses.
– Le refus d »accès aux installations (toilettes, vestiaires) ou des uniformes scolaires selon le sexe, etc en fonction de l’identité de genre choisie par la personne
– Si des initiatives étudiantes autour de l’identité de genre ont été interdites, par exemple discussions, projections de films ou d’autres événements publics ayant trait aux questions transgenres
– La discrimination dans le choix des sports, et la participation à des manifestations sportives

Les services financiers sont couverts par la directive. Les cas peuvent se rapporter à l’une des situations suivantes:

– Se voir refuser l’accès à un compte personnel en raison de documents;
– Se voir refuser de payer avec sa carte de crédit, carte de paiement personnelle, etc
– Se voir refuser l’accès ou devoir payer une prime augmentée auprès d’une compagnie d’assurance (par comparaison avec une personne non-trans). Toute forme d’assurance dans le domaine (par exemple les soins de santé, assurance vie, contrat de prêt, responsabilité civile, assurance habitation, etc ) s’ajoutant à une police d’assurance obligatoire
– La nécessité de fournir des documents supplémentaires pour prouver sa solvabilité (par comparaison avec une personne non-trans)
– Les effets négatifs sur un accord de prêt, des prêts étudiants etc
– Les commentaires verbaux et les abus lors d’une recherche de conseil financier ou d’investissement
– Un refus de couverture des coûts liés à un changement de sexe par les assureurs privés
– Se voir refuser le bénéfice de tarifs préférentiels basés sur le genre (par exemple, certaines sociétés offrent des taux d’assurance moins élevées pour les conducteurs de sexe féminin)
– Assurance santé complémentaire privée ne couvrant explicitement pas les soins spécifiques aux transgenres (opérations de réattribution de sexe, hormones)
– Décision de ne pas avoir accès aux services financiers en raison de la discrimination perçue ou la nécessité de se déclarer comme trans (par exemple la nécessité de déclarer les maladies antérieures lors d’une demande d’assurance-vie)

Ces exemples sont une liste non exhaustive.

*L’identité de genre: Les témoignages peuvent être fournis également sur la base de l’ « expression de genre » ou se rapporter à la discrimination d’une personne qui n’a pas l’intention d’entreprendre ou d’avoir entrepris une conversion sexuelle (pour autant que l’affaire montre clairement que la personne a été discriminées du fait de son identité de genre ou expression de genre).

Le texte de la directive sur les biens et services se trouve ici:
http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2004:373:(0037):(0043):FR:PDF (otez les paranthèses)

Pour votre information – À VENIR: ILGA-Europe et Transgender Europe mettront en place un rapport détaillé sur la mise en œuvre des deux directives de l’UE sur ce sujet: la directive entre les sexes (DIR 2006/54/CE) et  la directive (DIR 2004/113/CE), biens et services, dans les prochains mois. Vous recevrez à la mi décembre un courriel séparé, où nous vous demanderons votre soutien sous forme de cas de discrimination entrant dans le champ de ces directives.

S’il vous plaît envoyez vos questions à cette adresse: directives[at]tgeu.org (De cette manière, l’e-mail atteindra automatiquement TGEU et ILGA-Europe, qui seront co-auteurs du rapport)

Dans l’attente de vos nouvelles !

L’équipe de surveillance de l’UE-Directives de ILGA-Europe et TGEU
ILGA-Europe & TGEU

Base DUMAS : collection Transgenre

Base DUMAS : collection Transgenre


A l’initiative de Laurence Hérault, la collection Transgenre regroupe au sein de la Base Dumas, des mémoires de master étudiant la question transgenre.



Cette collection regroupe des mémoires de Master qui explorent la question transgenre dans la diversité de ses occurrences historiques, culturelles et sociales. Sa création a été motivée par la volonté de faire connaître et de rendre disponible des travaux de recherche universitaires conduits par de jeunes chercheurs qui se montrent assez souvent novateurs dans leurs approches problématiques et empiriques de la question mais dont les productions restent malheureusement dispersées et mal connues.

Le terme transgenre est utilisé ici comme un terme générique qui renvoie à l’ensemble des pratiques et des expériences qui impliquent une redéfinition ou une remise en question de la partition ordinaire des sexes/genres. Sont ainsi rassemblés, sous cet intitulé, des travaux qui concernent les champs plus spécifiquement définis de la transsexualité, du travestissement, de l’intersexuation ou de la transidentité tels qu’ils sont pensés dans les sociétés occidentales contemporaines, mais aussi des travaux qui s’attachent à des expériences comparables qui se donnent à voir dans d’autres sociétés sous des catégories vernaculaires diverses et variées : mahu, raerae, « berdache », two spirit, kathoey, hijra, « vierge jurée », fa’afafine, fakafefine, fakaleiti, etc.

Conformément à la charte éditoriale de DUMAS, les mémoires regroupés ici sont uniquement des mémoires de niveau Master validés par un jury universitaire.

Lien : http://dumas.ccsd.cnrs.fr/TRANSGENRE/fr/

Transgender Europe: Nota de prensa del 19 de noviembre de 2010

 Transgender Europe:
Nota de prensa del 19 de noviembre de 2010

 

Una actualización reciente del Observatorio de Personas Trans Asesinadas de Transgender Europe muestra que en los últimos 12 meses se han registrado casi  180 asesinatos de personas trans

En total, desde enero de 2008  han sido registradas 487 asesinatos de personas trans.


En este mes de noviembre, más de 180 ciudades de todo el mundo realizarán actos con motivo del 12º Día Internacional de Conmemoración Trans. Desde  1999, cada mes de noviembre tiene lugar el Día Internacional de Conmemoración Trans (TDOR) en el que personas trans recuerdan a personas trans que han sido víctimas de homicidios. El TDOR tiene como objetivo concienciar al público sobre la existencia de los crímenes de odio contra personas trans, crear un espacio público para el duelo, y honrar las vidas de aquellas personas trans que, de otra manera, podrían caer en el olvido.

Iniciado originalmente en EE.UU., el Día Internacional de Conmemoración Trans actualmente se realiza en muchas partes del mundo. Este año tendrá lugar en más de 180 ciudades de 19 países en los continentes de Norteamérica, Europa, Asia y Oceanía. En Ankara, Turquía se realizará una Conferencia Internacional de Conmemoración Trans de una semana de duración.

Desgraciadamente, este año tenemos que recordar, echar de menos y honrar a casi 180 personas trans, como muestra la última actualización de los resultados preliminares del nuevo proyecto de investigación de Transgender Europe.

El proyecto de Observatorio de Personas Trans Asesinadas se inició en abril de 2009 y vigila, recoge y analiza, de forma sistemática, registros de personas trans asesinadas a escala mundial.  Actualizaciones  de los resultados preliminares que han sido presentados por vez primera en julio de 2009 son publicados dos o tres veces por año en el sitio web del proyecto “Transrespeto versus Transfobia en el Mundo” en forma de tablas, listas de nombres y mapas:

http://www.transrespect-transphobia.org/es_ES/tvt-project/tmm-results/tdor2010.htm

Todos los años en noviembre, Transgender Europe facilita una actualización especial de los resultados de TMM para el Día Internacional de Conmemoración Trans , para ayudar a los activistas de todo el mundo a aumentar la conciencia pública sobre los crímenes de odio contra las personas trans.

La actualización TDOR 2010 revela un total de 179 asesinatos registrados de personas trans en todo el mundo entre el 20 de noviembre de 2009 y el 19 de noviembre de 2010. La actualización recoge registros de personas trans asesinadas en 19 países en el último año, con una mayoría de casos de Brasil (91), Guatemala (15), México (14) y los Estados Unidos (14).

Se han informado casos provenientes de las seis mayores regiones del mundo: África, Asia, América del Sur y Central, Europa, Norteamérica y Oceanía. Como en los últimos años, la mayoría de casos registrados son de América Central y del Sur, en donde se cometen al 80% de la totalidad de homicidios informados de personas trans desde enero 2008. En total 97 asesinatos fueron informados en 13 países de América Central y del Sur en 2008, 136 asesinatos en 15 países de América Central y del Sur en 2009 y 122 asesinatos en 15 países de América Central y del Sur en 2010 hasta ahora. El aumento más relevante de casos ocurre también en América Central y del Sur, por ejemplo en Brasil (2008: 59, 2009:68, enero-noviembre 2010: 74), Guatemala (2008: 1, 2009: 13, enero-noviembre 2010: 14) y México (2008: 4, 2009: 10, enero-noviembre 2010: 12). Los resultados muestran también un incremento alarmante en el número de asesinatos registrados en Turquía en los últimos años (2008: 2, 2009: 5, enero a noviembre de 2010: 6).

En total los resultados preliminares muestran 487 registros de personas trans asesinadas en 39 países desde enero de 2008.

La nueva actualización de resultados revela que en los últimos 35 meses han sido registrados 45 asesinatos de personas trans en los Estados Unidos (2008: 17, 2009: 15, enero-noviembre 2010: 13), 36 en Europa (2008: 11, 2009: 17, enero-noviembre 2010: 8), 25 en Asia (2008: 9, 2009: 9, enero-noviembre 2010: 7) y 3 en Oceanía (2008: 2, 2009: 1) así como 2 en África (2008: 1, 2009: 1).

La actualización TDOR de los resultados preliminares también que 36 asesinatos de personas trans han sido registrados en 8 países europeos desde enero de 2008 (Albania: 1, Alemania: 2, Italia: 13, Portugal: 1, España: 3, Serbia: 1, Turquía: 13 y Reino Unido: 2). En Asia 23 asesinatos de personas trans han sido registrados en 7 países desde enero de 2008 (India: 4, Indonesia: 2, Irak: 3, Malasia: 5, Pakistán: 6, Singapur: 1, y Tailandia: 2), en Oceanía 3 asesinatos han sido registrados desde 2008 (Australia: 1, Nueva Caledonia: 1, y Nueva Zelanda: 1) y en África 2 (África del Sur: 1, y Algeria: 1).

Debe tenerse en cuenta que incluso estos números tan altos sólo constituyen una pequeña parte de los datos verdaderos, que son mucho peores.

Estos tan sólo son los casos registrados que ha sido posible encontrar a través de Internet. En la mayoría de los países los datos de las personas trans asesinadas no son producidos de forma sistemática y es imposible estimar el número de casos no registrados. Otro dato de la actualización es que, mientras Brasil ha recibido una especial atención debido al elevado número de asesinatos, el número de asesinatos en otros países de América Central y del Sur como Venezuela, Honduras y en particular Guatemala es igual o incluso más preocupante teniendo en cuenta el tamaño mucho menor de la población de estos países.

Aunque la documentación de homicidios contra las personas trans es indispensable para demostrar el alarmante incremento de violaciones de derechos humanos cometidas contra las personas trans a escala mundial, existe también la necesidad de investigar en profundidad varios otros aspectos relacionados con la situación de derechos humanos de las personas trans. Por esta razón, Transgender Europe desarrolló el  Observatorio  de Personas Trans Asesinadas para convertirlo en el proyecto de investigación Transrespeto versus Transfobia en el Mundo (TvT). TvT es un proyecto de investigación comparativo, cualitativo-cuantitativo que analiza la situación de derechos humanos de personas trans en diferentes partes del mundo y que desarrolla una base de informaciones útiles y herramientas de apoyo para las instituciones internacionales, organizaciones de derechos humanos, el movimiento trans y el público en general. Un equipo de investigación de Transgender Europe (TGEU) coordina el proyecto financiado por la fundación Open Society Foundations, la Fundación ARCUS y en parte por la Fundación Heinrich Boell. El equipo de investigación de TGEU es asesorado por un Consejo Consultivo compuesto por activistas y expertos trans, LGBT y de derechos humanos de África, Asia, Centroamérica y Sudamérica, Europa, Norteamérica y Oceanía. TGEU cuenta además con la colaboración de organizaciones asociadas en estas seis regiones del mundo.

En septiembre de 2010 el equipo del proyecto de investigación TvT ha iniciado un estudio en colaboración con organizaciones asociadas.

Caso tengas alguna duda o quieras apoyar el proyecto de estudio por favor entra en contacto con el quipo de investigación de TvT:

Dr. Carsten Balzer y Dr. Jan Hutta:

investigacion{arroba}transrespeto-transfobia.org

O visita nuestro sitio web:

www.transrespeto-transfobia.org <http://www.transrespeto-transfobia.org>

(para entrar en la versión en castellano, hagan clic en “español”)


A propos de la transidentité, manuel sur…

Delphine Philbert 

«  A propos de la transidentité, manuel sur l’identité de genre
pour  les jeunes de 10 à 100 ans ».  


Résumé
: La transidentité (encore mal appelée de ce mot archaïque : transsexualité) est mal connue. Pourtant de nombreux livres, parfois très bien documentés existent. Peut-être trop bien documentés, ils peuvent rebuter le néophyte perdu dans certains débats. Les transgenres sont de plus en plus exposés aux médias, médias qui souvent ne retiennent que l’aspect audimat de leurs émissions : mise en avant de souffrances, de vie personnelles… qui attirent le chaland. Ou ces médias se tournent vers un corps médical, vers des « spécialistes de la transsexualité » qui, pour certains, vivent encore un siècle dans le passé et tentent de garder la main mise sur une population fragilisée par une pathologisation de l’identité de genre, maintenant ainsi des méthodes discriminatoires. Méthodes qui conforte la population dans une vision archaïque des transgenres. L’auteure a voulu mettre dans les mains des lecteurs un « manuel », tel un manuel scolaire, facile à lire, facile à transporter, facile à prêter, afin d’apporter les bases qui sont le socle de la transidentité et ainsi apporter sa pierre à l’édifice de formation, d’éducation et donner des informations justes sur l’identité de genre, loin des clichés. Elle considère que l’information juste est la pierre angulaire de l’éducation, qui elle-même sert de base à la compréhension de l’autre et donc à son respect. Donc lisez, réfléchissez, débattez, échangez avec vos proches, vos voisins, vos élus afin de ne plus pouvoir dire : « Nous ne savions pas »

Il est publié sous forme numérique à cette adresse :

http://ebook-editions.net/index.php?page=shop.product_details&category_id=15&flypage=flypage.tpl&product_id=57&vmcchk=1&option=com_virtuemart&Itemid=226

12e Journee Internationale de la Memoire Transgenre (TDoR)

English version below –  Ce texte peut être rediffusé librement

 


 http://localhost/wp-content/uploads/2010/11/sts.png


Support Transgenre Strasbourg ( www.sts67.org )appelle à un rassemblement à l’occasion de la 12e Journée Internationale de la Mémoire Transgenre, le samedi 20 novembre 2010 à 15 h place Kléber à Strasbourg.


COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le 20 novembre 2010 sera célébrée, dans des dizaines de pays, la 12ème Journée Internationale de la Mémoire Transgenre (voir www.transgenderdor.org et www.rememberingourdead.org )

Cette journée rappelle :

– que partout dans ce monde, chaque jour, par milliers, les personnes transgenre sont exclues, persécutées, haïes, maltraitées, violentées et souvent assassinées ou poussées au suicide, uniquement à cause de leur soi-disant « différence » de la soi-disant « norme » des sexes et des genres ;

– que le nombre de ces crimes ne recule pas, mais au contraire augmente de façon vertigineuse : si par le passé les victimes connues se comptaient par dizaines, maintenant c’est par centaines que nous les comptons ;

– que la haine qui aboutit aux crimes transphobes n’est pas le fruit du hasard ou de quelques individus « méchants », mais qu’elle est l’un des piliers d’un système politique et de la société et culture que celui-ci crée, produisant un cortège de discriminations qui gangrènent la société entière : hétéropatriarcat, sexisme, homophobie, transphobie… ;

– que ce système politique sert à garantir, par le cynisme, la haine, la ségrégation sociale et la violence, le confort des classes dominantes et exploiteuses aux frais des classes opprimées et exploitées, dont font aussi partie les personnes transgenre ;

– que ce système politique mortifère n’est pas acceptable et doit être combattu sans concession, au nom de ses victimes passées et présentes, mais aussi au nom des victimes potentielles que sont toutes les personnes transgenre de par le monde.

Support Transgenre Strasbourg appelle donc toutes les personnes transgenre et celles qui sont solidaires avec elles à se rassembler le 

SAMEDI 20 NOVEMBRE 2010 À 15h00 PLACE KLÉBER À STRASBOURG

afin d’honorer la mémoire des victimes de la haine transphobe et afin de renforcer la lutte contre la transphobie, d’où qu’elle provienne, et contre son système politique.

Le même soir, Support Transgenre Strasbourg tiendra son dîner mensuel (« stammtisch ») à 20 h au restaurant Cappadoce au 15 rue Kuhn à Strasbourg. Toute personnne désirant en savoir plus sur nos luttes y sera la bienvenue.

LA TRANSPHOBIE TUE, COMBATTONS-LA !
NOS MORTS SONT POLITIQUES, NOS VIES AUSSI !

Support Transgenre Strasbourg, le 15 novembre 2010

contact téléphone : 06 12 32 47 64 (Cornelia Schneider)
contact e-mail : sts67@sts67.org
site Web : www.sts67.org


(this press release may be distributed freely)

Support Transgenre Strasbourg ( www.sts67.org ) calls for a gathering to celebrate the 12th International Transgender Day of Remembrance, at 3pm on Saturday 20th November 2010 in place Kléber in Strasbourg, France.

PRESS RELEASE

The 12th International Transgender Day of Remembrance will be celebrated on 20th November 2010 (see www.transgenderdor.org et www.rememberingourdead.org ).

This day reminds us :

– that every day, all over the world, thousands of transgender people are excluded, persecuted, hated, mistreated, aggressed and regularly assassinated or pushed to suicide just because of their so-called « difference » from the so-called sex/gender « norm » ;

– that rather than decreasing, the visible number of transphobic crimes is increasing at a staggering rate: if in the past their
victims were counted in dozens, they are now counted in hundreds ;

– that the hatred leading to transphobic crimes is not the fruit of chance or of a few « nasty individuals », but results from one of the pillars supporting a political system that leads to a culture and social structure producing a hoard of discriminations which rot society to the core: heteropatriarchy, sexism, homophobia, transphobia… ;

– that the cynicism, hatred, social segregation and violence inspired by this political system guarantee the comfort of the dominating and exploiting classes, via the sacrifice of the oppressed and exploited, who include transgender people ;

– that this deadly political system is unacceptable, and must be fought without concession, in the name of its past and present victims, but also in the name of its victims to come: all transgender people worldwide.

Support Transgenre Strasbourg therefore calls for all transgender people and their allies to unite

AT 3pm ON SATURDAY 20th NOVEMBER 2010 IN PLACE KLÉBER IN STRASBOURG

to honour the victims of transphobic hatred and to support the fight against transphobia, its origins and the political system it inspires.

TRANSPHOBIA KILLS, LET’S FIGHT IT!
OUR DEATHS ARE POLITICAL, OUR LIVES TOO !

Support Transgenre Strasbourg, 15th November 2010

Phone contact: +33 (0)6 12 32 47 64 (Cornelia Schneider)
e-mail contact: sts67@sts67.org
Web site: www.sts67.org

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